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Histoire - Stang-ar-lin,vous connaisssez?
Un peu d'histoire à côté de chez vous!
On ne peut pas parler de Stang-ar-lin sans évoquer Kériolet ; leurs passés sont intimement liés. On commencera donc par rappeler les principaux évènements qui ont jalonné l'histoire du château.(document confié par un membre de l'Association,Mr Jean Claude Martin....arrière petit fils de Gustave Bonduelle) L'origine : le château de Kériolet Les archives font remonter le manoir des Kerguen de Kériolet au quinzième siècle. La princesse Zénaïde Ivanovna Narisckhine l'a transformé en château à la fin du 19ème siècle. Cette tante du Tsar Nicolas II, s'était éprise à Paris, d'un certain monsieur Chauveau. Il avait 32 ans ; elle 58. Briguant le poste de conseiller général du Finistère pour le canton de Concarneau à la place de Mr Avril, il devait avoir une résidence dans la commune. Il mit donc toutes ses ressources -80.000 F or - à l'achat des terres de Kériolet, comptant sur la fortune de la princesse pour aménager ce qui restait du manoir. La princesse vient sur les lieux et est également sensible aux charmes de la région. Ils se marient le 7 mai 1861 à St-Peters bourg, puis reviennent en France. Ils décident de s'établir à Kériolet ; mais la princesse veut le faire dans un cadre digne de son rang. Elle consacre alors une partie de ses ressources (précisément 1,5 million de francs or) à construire autour du manoir, à l'habiller en quelque sorte, l'édifice néo-gothique que l'on peut voir aujourd'hui. La construction démarre en 1863, sous la direction technique de l'architecte diocésain, Joseph Bigot. L'architecte, à l'époque, était célèbre ; on lui devait, en particulier, la construction des flèches de la cathédrale de Quimper. Il conçoit, selon les directives de la princesse un château érigé autour de la chapelle. Bigot avait fait réaliser les travaux de la cathédrale de Quimper à un grand entrepreneur régional : Jules Martineau. Aussi est-ce tout naturellement que sont octroyés les travaux de Kériolet à Gustave Bonduelle, qui avait épousé la fille Martineau, Julia, puis repris la succession de l'entreprise de travaux publics de son beau-père. Elle prit le nom des établissements "Bonduelle-Martineau". Le 30 mai 1891, la princesse fait donation de Kériolet au département, à l'exception de la métairie appartenant au domaine, située au bord du Moros, qu'elle lègue à sa petite fille. Le testament stipule toutefois que les biens donnés, c'est-à-dire le château et les terres de la propriété devront rester indivisibles. Sa petite fille met en vente la métairie en 1902. Le 15 octobre, Gustave Bonduelle se porte acquéreur, par acte sous seing privé. Il profite de l'influence que lui confère sa qualité de conseiller général du canton de Concarneau, pour se faire vendre par la même et 94 ares des landes de Kériolet entourant la métairie ; et ce, en dépit de la clause de la donation. Il y construit l'année suivante le manoir de Stang-ar-lin, sur le bord du Moros, un peu au dessus de la métairie. Pour en terminer avec le château de Kériolet, rappelons que son histoire ne s'est pas arrêtée là. Le département à assuré sa gestion jusqu'après la guerre. A la libération, il faisait encore office de musée. Lorsque réapparait Youssoupov, l'arrière petit-fils de la princesse dont la mère avait obtenu la métairie en héritage. Il restera célèbre pour avoir assassiné Raspoutine. Mais à Concarneau, il revient pour intenter un procès au département. La vente des terrains de Stang-ar-lin ?, ainsi que deux hectares cédés ultérieurement était contraire à la clause de la donation. Le procès dura douze ans. En 1960, il obtint finalement gain de cause. Le département lui rend le domaine qu'il s'empresse de revendre en démembrant les terres attenantes. L'argent de la vente à d'ailleurs été vite dilapidé. Il est mort à Paris en 1967 dans l'indigence. Le château avait été acquis par Monsieur Feuteun, le propriétaire du Grand Hôtel (l'Amiral,aujourdh'ui) , et qui envisageait de faire de Kériolet un hôtel de luxe. La transformation s'est avérée irréalisable sur le plan technique. Feunteun abandonne en 1971. A cette période la chapelle est démontée ; un commerçant de Concarneau récupère les pierres de granit blanc pour construire sa villa,en ville De 1971 à 1987, le château, abandonné, est pillé ; ses statues volées…En 1988 Monsieur Lévèque rachète les ruines et consacre toute son énergie à le restaurer. Depuis 1989 il est ouvert au public et inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Stang-ar-lin Gustave Bonduelle et son épouse habitent donc le manoir de "L'étang du lin" encore appelé le "château rose" à cause de sa couleur d'origine. Ils exploitent la métairie ainsi que la cale huîtrière qui lui est rattachée. Gustave meurt en 1922. Son épouse Julia, née Martineau, l'occupe pendant les trois ans où elle lui survit. En 1925 Stang-ar-lin est alors acquise par un certain Monsieur Flondrois, ingénieur en Travaux publics de son état. Ce dernier a fait une carrière internationale, construisant de nombreux ouvrages à l'étranger. Il rapportera de ses séjours en Extrême-Orient un goût pour les jardins asiatiques. Dans le jardin trônait un imposant Bouddha doré assis sous un portique ressemblant à un "tori" japonais ; le parc abritait nombre d'espèces tropicales ramenées de ses voyages ; dans le bassin évoluaient des carpes et des poissons exotiques… A sa mort, sa fille reprend la propriété. Elle épouse un capitaine au long cours, Monsieur Lenail. La fille Flondrois, que l'on disait portée sur la bouteille, glisse dans les escaliers en colimaçon, forts pentus, du manoir et se tue. Lenail se remarie avec la veuve Janiou. Sa vie, à lui, s'achève en 1950. Stang-ar-lin est alors racheté par un membre de la famille Peugeot. Pour vaste qu'il soit, le manoir ne suffit bientôt plus à héberger ses nombreux enfants. Il revend la propriété à la famille "Jan". Après le décès, en 1970, de Clément Jan et celui de son épouse Eliane en 1983 la propriété revient aux enfants composée de Norbert, Philippe et Béatrice, épouse Blanchet. Au terme de donations entre vifs, ils la revendent ensemble, le 21 octobre 1990, pour trois millions et demi de francs, à un hôtelier-restaurateur espagnol : José Cabeza Cabeza. Ce dernier - faisant pièce à l'histoire de la princesse Narisckhine - prend pour épouse une femme beaucoup plus jeune que lui qui le ruine après le procès qui a suivi leur divorce. Il avait souscrit un emprunt auprès la "Banco Sabadell". Ce créancier récupère la propriété au terme d'un jugement du 4 juillet 1994 ; mais la banque espagnole ne s'occupe plus du bien. Stang-ar-lin, abandonné, tombe en déréliction. Il est pillé. Le mobilier disparaît. Les vitraux sont en partie brisés. Le Bouddha lui-même n'échappe pas à la destruction. Quant aux jardins, il n'en reste rien. C'est dans ce triste état que la propriété est rachetée en 1996 par Monsieur Denier. Depuis, le propriétaire des établissements Digital à Concarneau consacre une grande partie de ses ressources à remettre le bâtiment en état. Réhabilité, le manoir pourrait-être inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Sources : archives départementales de Quimper, liasse n° 37X9, thèse de Mlle Nolwenn Rannou, opuscule "Il était une fois Kériolet" de Stéphanie Gohin et interview de Mrs Nerzic, Lévèque et Drouglazet. Sources : archives départementales de Quimper, liasse n° 37X9, thèse de Mlle Nolwenn Rannou, opuscule A propos du nom "Stang-ar-lin" Le docteur Michel Bonduelle, petit fils de Gustave, qui connaît bien "Stang-ar-lin" pour y avoir séjourné au cours de sa jeunesse, s'est intéressé à l'appellation. Il précise les deux points suivants : - le "ar" devrait en fait être "al". Le livre "Pour donner un nom breton à sa maison" indique, page 5, que -le mot "Stang" dans le breton unifié, comme dans son acception vannetaise, ne signifie qu'"étang". Dans les autres régions, en revanche, il a aussi le sens de "vallée". La preuve en est apportée par "Les mémoires du paysan Bas-Breton" qui utilise le vocable "Stang Odet" pour désigner la vallée du même nom. Stang s'écrit Stank en cornouaillais, Stank stankenn signifiant une "vallée encaissée". Il ne faudrait donc par traduire "Stang-ar-lin" par l"Etang du lin", mais par "La vallée du lin". Vous voulez tout savoir sur Kériolet , avec l'aimable autorisation de Philippe Le Thellec consultez http://perso.orange.fr/filiplth/keriolet.htm ça vaut la visite !
Il faudrait donc écrire "Stang-al-lin"
Date de création : 07/09/2006 @ 10:50 | Les rédacteurs
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